Pourquoi Apple a-t-elle encore besoin de Qualcomm et de Broadcom alors qu'elle développe ses propres puces ?

Depuis des années, Apple rêve d'une indépendance totale vis-à-vis des fabricants de puces externes et d'une dépendance exclusive à ses ingénieurs de Cupertino. L'année dernière, l'entreprise a effectivement commencé à déployer son propre modem 5G, puis, quelques mois plus tard, a créé la surprise en intégrant une puce Wi-Fi et Bluetooth à l'iPhone 17. Cependant, malgré ces avancées impressionnantes, il semble que se libérer complètement de la dépendance à des géants comme Qualcomm et Broadcom ne soit pas aussi simple qu'on pourrait le croire, et Apple a encore besoin d'eux – du moins pour l'instant.

D'après PhoneIslam : une illustration représentant des pièces de puzzle Broadcom et Qualcomm connectées à Apple, évoquant des partenariats technologiques. Le dessin inclut des circuits, une sphère lumineuse et des images symbolisant la technologie 5G en arrière-plan, soulignant ainsi le rôle clé des puces de communication sans fil d'Apple dans l'innovation.


La puce sans fil N1 : le héros méconnu de l’iPhone 17

Puce Apple N1 intégrée à l'iPhone 17 Air

Alors que l'attention se portait principalement sur le modem 5G série C d'Apple, les ingénieurs de la firme travaillaient discrètement sur un autre projet tout aussi important : une puce Wi-Fi et Bluetooth conçue pour remplacer les puces Broadcom sur lesquelles Apple s'appuyait depuis longtemps dans ses appareils sans fil. La plus grande surprise fut l'annonce que les iPhone 17, iPhone 17 Pro et iPhone 17 Pro Max conservaient le modem Qualcomm, mais abandonnaient Broadcom au profit de la nouvelle puce sans fil N1 d'Apple.

La puce sans fil N1 s'est révélée être l'atout majeur de ces nouveaux appareils ; conçue pour s'intégrer directement aux processeurs A19 et A19 Pro, elle réduit la consommation d'énergie en déchargeant le traitement des données sur des puces plus puissantes et plus efficaces. Il en résulte une connectivité plus rapide et plus fiable, notamment pour la diffusion audio vers les AirPods Pro, et une réactivité Bluetooth exceptionnelle, sans oublier les performances robustes du Wi-Fi 7.

L'iPhone 17 Pro orange cosmique met en avant ses performances sans fil

Bien que cette puce soit courante dans la plupart des iPhone, iPad et MacBook modernes, certains modèles d'entrée de gamme, comme le MacBook Neo, sont équipés d'une puce sans fil MediaTek. Les analystes attribuent ce choix à la volonté d'Apple de réduire les coûts de production afin de proposer un appareil à un prix abordable, ce qui démontre que se passer totalement de partenaires externes implique des calculs financiers complexes.


Cinq années supplémentaires avec Broadcom : l'accord silencieux de plusieurs milliards de dollars

Certains optimistes pensaient que l'arrivée de la puce N1 signifierait l'exclusion totale de Broadcom de la chaîne d'approvisionnement d'Apple, mais la réalité financière, pour le moins surprenante, a prouvé le contraire. Des rapports ont révélé que Broadcom avait signé un nouvel accord d'approvisionnement de cinq ans avec Apple, s'étendant jusqu'en 2031 ; un contrat majeur qui représente à lui seul environ 20 % du chiffre d'affaires annuel de Broadcom.

Cette prolongation ne signifie pas qu'Apple abandonne le développement de ses propres processeurs sans fil ; elle reflète plutôt le fait que les technologies de communication sans fil ne reposent pas uniquement sur la puce principale. L'accord signé inclut le développement de « composants radiofréquences 5G », notamment des réseaux d'antennes et des puces auxiliaires. Pour Apple, il est stratégiquement judicieux de contrôler les composants essentiels (le modem principal et la puce sans fil) et de confier la fabrication du matériel auxiliaire à des entreprises spécialisées, évitant ainsi des contraintes d'ingénierie inutiles.

Détails de la puce modem 5G Apple C1X


Qualcomm et les réseaux mmWave : un obstacle pour la 5G aux États-Unis

Comparaison de la couverture 5G pour les réseaux américains

En revanche, le partenariat d'Apple avec Qualcomm demeure solide, tant pour des raisons techniques que géographiques. La clé réside dans les réseaux 5G ultra-rapides utilisant la technologie mmWave (ondes millimétriques). De récentes fuites provenant des usines de Tata Electronics suggèrent que les modèles d'iPhone 18 Pro destinés au marché américain pourraient continuer à utiliser des modems Qualcomm au lieu d'adopter intégralement le futur modem C2 d'Apple.

La raison en est que les réseaux mmWave sont principalement utilisés aux États-Unis (par des opérateurs comme Verizon) pour fournir des débits ultrarapides dans les zones urbaines congestionnées, tandis que le reste du monde s'appuie sur les réseaux à bande moyenne et basse, plus courants et plus pratiques. Développer un modem compatible mmWave exigerait un effort d'ingénierie considérable et un coût élevé pour une technologie peu pertinente dans la plupart des pays. Apple juge donc plus avantageux de concentrer ses efforts sur les capacités globales de son modem aux bandes moyenne et basse, laissant la prise en charge des réseaux américains spécialisés aux puces performantes et largement disponibles de Qualcomm.

Pensez-vous qu'Apple parviendra un jour à se passer complètement de Qualcomm et Broadcom et à fabriquer tous les composants de ses appareils en interne ? Partagez votre avis dans les commentaires !

Source:

idropnews.com

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